Comment la DZ MAFIA recrute des ados pour des "contrats"
27/09/2026
Julie Pichot a enquêté pendant des mois sur les réseaux du narcotrafic à Marseille pour rencontrer de jeunes tueurs à gages, parfois âgés de seulement 15 ans. DZ Mafia, « contrats », recrutement sur les réseaux sociaux, armes de guerre, points de deal : elle raconte dans Press Room les coulisses d'une enquête hors norme menée pour Complément d'enquête sur France 2.
Pendant plusieurs mois, Julie Pichot a enquêté sur le narcotrafic marseillais dans les quartiers nord. Son objectif : comprendre qui sont ces jeunes recrutés comme tueurs à gages et comment fonctionnent les réseaux criminels qui les emploient. Elle parvient à rencontrer et à filmer certains de ces jeunes exécutants, dont plusieurs sont encore mineurs.
Dans cet épisode, elle raconte les semaines passées sur le terrain avant d'obtenir leur confiance. Elle décrit également le système des « coupures » : plusieurs jours pendant lesquels certains jeunes seraient isolés de leur environnement avant un contrat, privés de leur téléphone et placés dans des conditions destinées à les préparer psychologiquement à passer à l'acte.Son enquête permet de comprendre le fonctionnement de la DZ Mafia, sa rivalité avec le clan Yoda, le recrutement de jeunes via Telegram et les réseaux sociaux, l'organisation des points de deal et le rôle de commanditaires capables de poursuivre leurs activités depuis la prison.
Comment des adolescents deviennent-ils tueurs à gages ? Comment les réseaux criminels recrutent-ils leurs exécutants sur les réseaux sociaux ?Julie Pichot revient également sur les victimes collatérales du narcotrafic, notamment Socayna, étudiante de 24 ans tuée chez elle par une balle perdue après un tir à la Kalachnikov à Marseille.
Elle évoque aussi l'escalade de la violence liée au narcotrafic, notamment l'assassinat du frère d'Amine Kessaci, et explique pourquoi le phénomène ne se limite plus à Marseille : des recrutements similaires sont désormais observés à Nantes, en Seine-Saint-Denis ou encore à Nice.
Elle raconte enfin sa confrontation avec Éric Dupond-Moretti, alors ministre de la Justice, qu'elle interpelle sur les moyens déployés face aux narcomicides à Marseille.



